« T’es Trois »

Compagnie/artiste : Compagnie Les Blackblancbeur

Chorégraphe : Christine Coudun  / Assistant chorégraphe: Laurent Kong a Siou Danseurs : François Kaleka, Laurent Kong a Siou, Lowriz Vo

L’action résulte souvent d’un dérapage, d’une glissade, d’un pas de coté.

Conflit, duel, résistance, adaptation, illusion, médiation sont en mouvement durant 30 minutes...

Trois danseurs dans un espace confiné cherchent les solutions diplomatiques ou pas pour se supporter et vivre ensemble.

Tout part de la peur réciproque que nous avons des autres: le refus du dialogue, une poignée de mains impossible….

Peu à peu l’espace s’en trouve bousculé.

Dans leur colère, les danseurs s’accrochent aux pendillons et se balancent dans une fuite en avant.

Les décalages sont permanents entre les tentatives de médiation et les mouvements d’humeurs.

L’injustice quotidienne frôle le sadisme, et déclenche des résistances héroïques.

Seul l’accident qui met en danger les trois personnages ensembles, crée le consensus : le feu va-t-il tout détruire ?

L’adversité et l’épuisement donnent accès à une possibilité de calme et de relâchement, une possibilité de réfléchir sérieusement : une pause à défaut de trouver la paix.

La musique joue son rôle comme une sorte d’épopée en cris, en souffles et en rythmes.

Christine COUDUNchorégraphe et directrice artistique /co-fondatrice Née en 1961 à Auxerre, Christine Coudun a commencé la danse classique à l’âge de cinq ans en banlieue parisienne. Durant sa jeunesse puis son adolescence,  tout en continuant la danse classique elle s’ouvre à d’autres esthétiques : claquettes, flamenco, danse contemporaine et découvre avec passion  la danse africaine. En parallèle, elle s’intéresse de plus en plus à l’histoire de la culture afro-américaine.  Elle étudie l’histoire de l’Afrique à la Sorbonne.  Dans un même temps, elle étudie les arts plastiques. Pendant ces quatre années universitaires, elle travaille comme surveillante dans plusieurs collèges de Trappes et dans l’animation pendant les vacances, une expérience humaine formatrice et enrichissante qui la met au contact de la «génération hip-hop» naissante. D’un côté la connaissance théorique et livresque de l’Afrique, de l’autre l’engagement physique et concret dans l’Afrique des banlieues se superposent. Elle en tire une inspiration artistique, source d’une partie des réflexions préalables à la formalisation du projet B3 en 1984 et d’une matière chorégraphique qu’elle dévoilera à partir de 1990 avec sa première pièce « Contrepied » …Elle ne cessera de renouveler son répertoire et d’ouvrir le hip hop à d’autres influences musicales, chorégraphiques….

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