2019

La Tuna Universitaria de Salamanca, groupe musical traditionnel costumé, composé d’étudiants ou d’anciens étudiants, représentante l'une des plus anciennes et des plus célèbres universités d'Europe. Cet ensemble musical interprète des chansons traditionnelles romantiques ou festives. Celles-ci s'accompagnent d’instruments de musique tels que guitare espagnole, bandurria, luth, mandoline, tous types de percussions et parfois d’accordéon et de violon.

La Tuna Universitaria de Salamanca participe à la fois aux activités de l'Université (remises de diplômes et événements officiels), ainsi qu'à de nombreuses autres activités dans la province de Salamanca. Cet ensemble de musiciens assiste également à des compétitions dans toute l'Espagne ainsi qu'à l'étranger, notamment en Normandie pour participer à la Semaine de la culture espagnole de Cherbourg.

Parmi les personnalités qui ont fait partie de cette société festive étudiante l’on retrouve le Pape Jean-Paul II, le prince et la princesse de Galles, plusieurs présidents de gouvernement, trois lauréats du prix Nobel, dont Léopold Senghor, président de la République du Sénégal, ainsi qu’une liste interminable de personnalités politiques nationales et étrangères.

Pour célébrer cette édition anniversaire, le Festival 360° de danse a l'honneur de recevoir La Tuna Universitaria de Salamanca. Six des membres de cet ensemble vocal et musical ouvriront et clôtureront le Festival entonnant leurs chants les plus connus. Lauréat du 2prix national de la meilleure instrumentation et de la meilleure danse de tambourin

ANA LLANES

Chorégraphe, danseuse, et percussionniste, Ana Llanes le rend difficile d’appliquer des définitions à ses oeuvres et à son style. On pourrait dire une espèce de post-flamenco, car sa formation principale après la danse classique à été justement ça: plusieurs années d’études intensives de Flamenco à Jerez de la Frontera. Cela l’a lancé sur cette voie pendant une décennie, collaborant avec des artistes dans plusieurs pays (Canada, Espagne, Turquie, Grèce, Hollande, France, Belgique, Angleterre…)  mais au cours des années, grâce à des nouvelles influences,  parmi lesquelles figurent le Butô et la batterie, son style et ses créations se transforme en une synthèse indefinissible qui s’éloigne de plus en plus du Flamenco traditionnel, tout en conservant l’essentiel de la discipline.

WOUTER DUPREZ

Artiste / musicien multidisciplinaire qui utilise des concepts traditionnels et modernes pour créer des sculptures sonores et de la musique, expérimentant avec des sons extrêmes pour créer des textures sonores méditatives et martelantes. Il a donné des concerts et des performances en Belgique, Hollande, Russie, France, Allemagne, Autriche, et au Japon.

Sont GIFTS OF BLANKETS

Gifts of Blankets

Est un collectif multi-disciplinaire qui ne craint pas d’explorer les terrains les plus ténébreux de l’existence humaine et de l’Histoire : la guerre, le génocide, la privation, les désastres naturels et les traces que toutes ces atrocités laissent sur la chair et sur l’esprit.

Est un collectif multi-disciplinaire qui ne craint pas d’explorer les terrains les plus ténébreux de l’existence humaine et de l’Histoire : la guerre, le génocide, la privation, les désastres naturels et les traces que toutes ces atrocités laissent sur la chair et sur l’esprit.

 

 

Chorégraphe et danseuse  : Ana Llanes - musicien : Wouter Duprez
Un gémissement ad infinitum offre une interprétation post-apocalyptique de la Siguiriva, palo (style de chant) du flamenco. En mêlant trois disciplines, trois styles complémentaires, le Flamenco, Butô et musique Métal/Expérimentale, le collectif Gifts of Blankets arrive à une synthèse funèbre et émouvante.

 

Chorégraphe : Eva Alonzo
Interprètes : Camille Simon, Kévin Franc, Jean-Baptiste Ferreira, Timothée Isnard et Eva Alonzo
Elle a un subtil parfum de tristesse, quelque chose qui n’attire, ni n’intéresse personne. Parfois elle nous conduit à l’indifférence et glace les peaux. Choisie ou forcée, transitoire ou définitive, on apprend à l’aménager et à profiter de son égoïsme.
Salvatore Cataldo

En courant après la Danse et le Théâtre en Europe, dans le moyen Orient et l’Amérique, Salvatore a été touché par une variété de styles, d’idées, de compagnies, de personnes, de personnages. Il vit couramment au Caire où il travaille avec la compagnie théâtrale « Elwarsha », il danse et enseigne la Danse. Il continue une recherche interdisciplinaire pour étudier son métier.

Chorégraphe et interprète : Salvatore Cataldo
Il se rendit compte d’avoir un instrument. Il se rendit compte que grâce à lui il pouvait tout faire, tout penser, tout sentir. Puis il écouta que celui qui avait l’ instrument n’était pas l’instrument. Qui était-il ?

Il se rendit compte d’avoir un instrument. Il se rendit compte que grâce à lui, il pouvait tout faire, tout penser, tout sentir. Puis il écouta, que celui qui avait l’ instrument, n’ était pas l’ instrument. Qui était- il ?

 

La vision de Stéphane Mensah est de montrer à travers l’expression corporelle individuelle les représentations de corps sociaux. Il s’agit également pour le spectateur de voir à travers la danse ses propres possibilités corporelles.

Danse afro-contemporaine - Chorégraphe : Stéphane Mensah - Interprète : Séphane Mensah - Musicien : Djeour Gissokho  (instrument Kora)

 

Nouvelle création du chorégraphe et interprète Stéphane Mensah, en présence du musicien Djeour Gissokho (instrument Kora).

Kora corps, corps à corps, amour combat, corps de Kora, corps de femme, hanches de femme, mouvement du corps de l’homme, corps à caresse, frapper les cordes, lutte sénégalaise, corps qui s’empoignent, corps qui s’éloignent, corps qui rapprochent, corps qui touchent, corps qui bougent, corps immobiles, corps qui vibrent, corps qui transpirent, corps qui résonnent, corps qui raisonnent, corps qui murmurent, corps qui chantent, corps qui crient, corps qui dansent, corps qui pleurent, corps qui rampent, Kora aimer, Kora haïr, Kora caresser, Kora toucher, Kora prendre, à corps et à cris, Kora cœur.

Thi.Mai Tran-Sissoko

 

Alban DE LA BLANCHARDIÈRE
Chorégraphe, danseur, musicien.

Il débute son apprentissage dès l’enfance, au travers de la danse classique et du chant. Passionné éclectique, il pratique la musique improvisée, le jazz, la musique malgache, les danses sud-américaines ainsi que les arts martiaux chinois. Il découvre le Gumboots et les danses traditionnelles d’Afrique-du-Sud, la danse afro-contemporaine auprès de Salia Sanou. À partir de 2002, il collabore avec différents artistes et chorégraphes : Salia Sanou, Shiro Daïmon, Flora Théfaine.

En 2006 la rencontre avec Etienne Rolin (compositeur et performer), et l’écriture instantanée, lui donnent le sentiment d’une deuxième naissance en tant que danseur. Il crée, en deux ans, une trentaine de créations uniques.

Intuitive, improvisée et naturelle, la danse d ʼAlban interroge nos codes et nos attitudes face au spectacle. Qualifié en Soundpainting, langage des signes pour le création en direct, il aborde la musique et la danse sous l’angle corporel, notamment en tant que percussionniste du groupe KipNawal Raad, danseuse chorégraphe des danses du monde, danses d'Orient et danses du Bassin Méditerranéen, aux influences multiples.

 

Nawal Raad
Danseuse chorégraphe des danses du monde, danse d'Orient et danses du Bassin Méditerranéen, aux influences multiples

 

 

 

Danse orientale contemporaine - Duo chorégraphique écrit et interprété par Nawal Raad et Alban de la Blanchardière

 

Entre Orient et Occident, Nawal Raad et Alban de la Blanchardière signent une chorégraphie qui impose sa propre géographie, son genre, son esthétique.

Leur danse se décline au féminin, comme au masculin, déjouant les archétypes par sa sobre élégance.
Ici, le corps tournoie et ondule, viscéral, sans artifice, porté par des musiques orientales prégnantes.
Là, le contact physique souligne la douceur du mouvement autant que sa virilité. Transposition dansée d’un double imaginaire,
ce duo troublant et magnétique touche à l’universel. Comme une invitation sensible à trouver chez l’autre un peu de soi-même…

Toucher son noyau, converger vers ce point central, plonger dans ses tréfonds, ses entrailles, se rencontrer soi-même et dialoguer avec son corps, au féminin.
Rencontre avec soi-même et avec l’autre. Cet autre masculin… lui… qui arrive, inattendu… L’échange est en mouvement. C’est le voyage d’un point dans leur propre corps, qui va toucher un point dans l’espace intérieur et organique de l’autre, jaillissant de l’intérieur vers l’extérieur et s’agrippant tel un atome crochu. Lien invisible et pourtant si solide…
Puis le souffle d’elle vient animer le cœur de lui, accélérer son rythme. L’écho se fait entendre en lui, caisse de résonance qui chante le Doum et le tac pour son corps à elle. Et elle souffle encore.… Jusqu’au tournoiement où le noyau est au centre du cercle, et les deux se livrent à la joie pour toucher au point culminant.
A deux, il s’envolent. Et le point circule, se déplace jusqu’aux bouts des orteils, dans chaque cellule des pieds. Il marque son empreinte dans le corps de l’un et de l’autre. Et puis la marche de la vie à deux : une promenade, une sérénade, un bout de chemin vers une danse au masculin, qui marque son point fort à travers son bâton qui s’érige fier et vaillant, souple et flexible. Le masculin-féminin, le féminin-masculin, point par point, se rencontrent. De leur point de vue, Alban de la Blanchardière et Nawal Raad dansent une rencontre.

Nawal et Alban

Danse contemporaine - Chorégraphe : Éva Alonzo  - Interprètes : Éva Alonzo et Nawal Raad - Artiste peintre : Isabelle Bonhomme

 

Au vernissage de l’exposition Gens d'Ailleurs, de l'artiste-peintre Isabelle Bonhomme, j'ai fait des voyages à travers ses tableaux et j'ai rencontré les gens d’ailleurs. L'inspiration fut immédiate. C'est avec Nawal Raad que j'ai eu l'envie de danser Venus d'ailleurs. Moi, Éva, espagnole, danseuse contemporaine, chorégraphe et pédagogue. Nawal, libanaise, avec sa pratique des danses d'Orient et du Monde arabe ... toutes deux venues d'ailleurs. Chacune, avec ses bagages artistiques, a fait le voyage vers l'autre, sur des airs musicaux traversant les frontières :  Nord-Sud / Est -Ouest.

Éva Alonzo

 


 

 

Quand la Danse Contemporaine fusionne avec le charme oriental et la gestuelle africaine

Début du spectacle : 19h30 - Durée : 1h45
Lieu : Espace Paris Plaine - 13, rue du Général Guillaumat - Paris 15e

Début du spectacle : 20h. Durée : 1h45.
Lieu : Théatre Espace Paris Plaine, 13 avenue du Général Guillaumat - 75015 Paris

Fernando Parra est danseur, chorégraphe et chercheur en danse. Il a suivi une double formation en danse flamenco et danse contemporaine d'une part et en philosophie d'une autre.
Il dirige son propre projet chorégraphique depuis 2009.

Actuellement il est doctorant contractuel dans le Département Danse à l'Université Paris VIII et directeur artistique du Festival d'Art Queer de Valladolid.

 

 

Bailar en hombre traite le sujet de la masculinité et la féminité dans la danse flamenco à travers la transformation d'une danse, la farruca, depuis sa création au début du XXème siècle.

Kevin Franc a été formé au conservatoire départemental de Bobigny par Omar Taïbi puis au conservatoire départemental de Montreuil par Françoise Legrée, danseur au sein du jeune ballet de son conservatoire il travail le répertoire classique (Casse-NoisetteLe Lac des CygnesCendrillon) et néoclassique (Le BoléroLa Petite MortJoyaux).

Il poursuit sa formation en intégrant le programme d’étude de la Kibbutz Contemporary Dance Company (Rami Be’er) en Israël.

Danseur interprète pour Sandrine de Meulemeester, Edilson Roque , Patricia Karagozian , Wayne Barbaste, Hubert Petit-Phar, Eva Alonzo, Giulia Tacconi, Isabelle Stanlowa, Farah Khosravi, Esteban Olives, Ko Murobushi, Ricardo Rozo.

En 2013, Kevin présente en Israël une pièce  chorégraphiée pour 5 danseurs : The Gate. Puis Darwin dessine moi un mouton (2015).La Mémoire des Procédures inspirée de l’inconscient humain sera présentée pour la première fois au festival 360 degrés de danse.

La mémoire des procédures navigue au travers de l'inconscient humain. Une aventure hors du temps au sein de son "exotisme intérieur", vers nos actions irréfléchies, nos oublis et nos actes manqués.

Le quintet évolue au fil des impulsions électriques dans une danse tantôt minimaliste, tantôt explosive.

Danseuse, chorégraphe. Née à Monaco, Windy Antognelli se forme à la danse classique chez Mme Marika Besobrasova à Monaco, puis rentre au ESDC Rosella Hightower à Cannes pour compléter sa formation en y intégrant la danse contemporaine. Dans un souci de pluridisciplinarité, elle se forme en danse jazz au côté de Marguerite Ferrera Boffa à Monaco. Elle obtient la médaille d’or avec félicitations du jury en danse contemporaine et jazz avec prix du meilleur espoir au concours de Montpellier. Elle danse dans des compagnies azuréennes comme «Ballet Europazur», «Dancémoi», «In Extenso», «Adagio», «Les Farfadets», puis monte sur Paris. Elle travaille dans trois créations en tant qu’interprète pour Edi Roque Dance Company, aussi dans 3 créations pour la compagnie «Poème d’un jour» d'Eva Alonzo, et danse dans «La pierre et les songes» d’Odile Duboc sur le parvis de la Défense à Paris. Elle créer sa compagnie «Contraste 6« basée à Monaco et travail son langage chorégraphique. Elle rejoint en tant qu’interprète la comédie-ballet «Le Bourgeois Gentilhomme» mis en scène par Denis Podalydès, chorégraphie de Kaori Ito, et effectue plus de 120 représentations en France et à l’internationnal (notamment l'Opéra Royal de Versailles, Russie, Hong Kong, Pékin, New York...).

 

Chimères, spectacle pour deux musiciennes, une soprano et une danseuse. Spectacle total où se mêlent les arts de la musique, du chant, de la danse et du théâtre. La volonté de ce spectacle a été de travailler, à travers la thématique du rêve, sur l’histoire culturelle de différents pays : l’Allemagne, l’Italie, les Etats-Unis, la Russie et l’Argentine. Les quatre artistes incarnent des chimères qui sont les vecteurs de ce voyage, elles en sont les narratrices. Ont été sélectionné des morceaux célèbres tels que Summertime,  C’era una volta il west,  Libertango, House of the rising sun, etc. qui exciteront les oreilles, novices ou averties, d’un public voyageant dans le temps. Quelques textes ont été insérés créant un lien verbal et apportant des précisions essentiellement sur la nature des chimères et sur les images fantaisistes de notre univers virtuel.

L’aventure de la danse a commencé pour Mickaël Six en 2001 dans le milieu underground du hip hop et des battles avec sa course à la performance. Après ses études en IUT Statistique et informatique Décisionnelle, il découvre et s’intéresse au travail chorégraphique avec différentes compagnies de danse telles que Artefakt (Céline Amato) ou bien Hervé Koubi. Curieux de découvrir d'autres domaines artistiques, Mickaël Six a pu également participer à des projets de création dans l’univers du cirque et du Théâtre, mais aussi « embryoner » ces propres créations dans la rue en s'improvisant des représentations au centre de grandes villes (Avignon, Nice, Barcelone, Florence, Rome, …). Depuis une dizaine d’années il partage son approche de la danse et du spectacle vivants au travers de créations poétiques et d’une pédagogique artistique."

" Le voyage de Sellou" est une "afro-biographie". Un retour sur le parcours initiatique de ces deux artistes, celui dans lequel les cultures se rencontrent, s'apprennent et s'échangent. C'est un flash-back qui nous plonge dans l'univers de la danse et des percussions africaines, où la musique est un langage, une langue maternelle africaine dont la portée est universelle... Ce spectacle, plein de poésie, est une invitation à replonger dans l'enfance et ses jeux oubliés. Les adultes n' y seront pas insensibles et les enfants se retrouvent dans la mise en scène de leurs jeux et de leur espièglerie. Pas besoin d'explications, ils comprennent instantanément ce langage fait de gestes, de musiques et de rires. Ici, l'univers sonore fait lieu de décors , les spectateurs sont pris dans une aventure commune, une communication vivante avec les interprètes. Ils explorent alors la thématique de la communication... Comment se faire comprendre de l'étranger ? La langue peut-elle créer une barrière entre les hommes ? Peut-on la dépasser et comment ? Cette pièce qui joue avec les émotions du spectateur, des petits comme des grands s'adresse ainsi au plus grand nombre, au public amateur comme aux professionnels du spectacle vivant.

 

Explore l’univers du champ visuel avec ce que l’on voit et ce que l’on croit voir. Transportés dans un univers poétique, le spectateur tiraillé entre le royaume des ombres et le monde qui l’entoure ne sait plus toujours où donner de la tête. Entre réel et virtuel la confusion s’installe.

Pulsions

Sa poussée, sa source, son « objet », son but.  Pensées instinctives, accompagnées d'émotion et d'un sentiment confus,  qui déclenchent un mouvement, et nous pousse à accomplir une action ? Ces pulsions confirment que cette femme est bien vivante. Elle détient une pulsion de joie, une pulsion de créer, une pulsions d’agir et surtout, une pulsion de vivre qui construit sa féminité, sa sensibilité sa force. Sans pulsions aucune envie d’exister.

Début du spectacle : 20h15. Durée : 2h.
Lieu : Auditorium Saint Germain, MPAA , 4 rue Félibien - 75006 Paris

Quel est ce vent qui vous pousse….

 

Quel est donc ce grand vent qui quelquefois vous pousse,

A faire des écarts ou certaines folies ?

Il semble si puissant que parfois je rebrousse

Chemin, en me plongeant dans la mélancolie.

 

Mais d’où vient – il soudain, souvent sans crier gare,

Il apparaît d’un coup, sorti de nulle part,

Il nous tombe dessus, il surprend, nous égare,

Il nous faut un abri, qui serve de rempart.

Nul ne peut s’en cacher, nul ne peut s’y soustraire,

Celui qui se croit fort, est au moment venu,

Du plus faible l’égal, cela est malvenu.

 

Lorsque souffle le vent, il paraît arbitraire,

Et sa force en tombant nous atteint droit au cœur,

Nous faisant découvrir la joie, puis…la rancœur !

(Saint Just Joël Gauthier)

"A dix mille lieux de nos agitations, des terres gardent en mémoire le passage de l'homme... Si immobiles et silencieuses qu'elles nous paraissent insignifiantes. Tout est là pourtant ! Dans un morceaux de roc effleuré d'un œil vague. Renfermant l'équilibre parfait, sans pencher d'un côté ni de l'autre.

Loin de notre environnement habituel, grouillant et afféré à mille choses, c'est comme un autre espace où le temps n'a pas la même durée, s'étirant et se contractant en fonction de l'éloignement peut-être, de la mise à distance certainement, d'une "mise en solitude volontaire" enfin. Une "impermanence qui ne peut être appréhendée par la raison" (extrait de "Trésor du Zen" de Maître Dogen).

« La biche et la brute »

 Elle est grande et belle. Il est petit et moche... et pourtant !
Inspiré de "La Belle et la Bête", une rencontre entre deux personnages  hors du commun. Claquettes, équilibres, acrobaties, jonglerie et clowneries en tout genre sont prétextes à ce spectacle haut en couleurs.

Les chorégraphes et danseurs Claudia Miazzo et Jean Paul Padovani de la Cie Tango Ostinato relient les univers de la danse contemporaine et du tango argentin. Le spectateur est invité dans un univers artistique atypique et novateur, tout en sortant le tango argentin du cliché auquel il est trop souvent associé pour le rendre à sa dimension sensible. Le spectacle Landscape est librement inspiré des pièces de la compagnie.

Début du spectacle : 19h15. Durée : 1h40.
Lieu : Auditorium Saint Germain, MPAA , 4 rue Félibien - 75006 Paris

François Lamargot

Danseur professionnel depuis plus de 6 ans, François Lamargot a fréquenté plusieurs centre de formation parisien : Kim Kan, le Studio Harmonic puis l'AID. Mais c'est dans la rue, avec ses amis (La XXème Tribu), qu'il se forme au hip-hop et plus particulièrement en Breakdance (danse au sol). Le mélange des disciplines deviens son principal centre d'intérêt. Ses influences diverses lui permettent de travailler avec des chorégraphes aux langages variés tels que George Momboye ("La sacre du Printemps", "Correspondances"), Blanca Li ("Macadam Macadam"), Salia et Seydou ("Djan Djo"), Claude Brumachon ("Folie"), Redha, stephane Loras...

L'envie de mettre en avant la force d'un groupe, le mène à créer en 2006 sa compagnie « XXème Tribu »

Marion Sandner , claquettiste- professionnelle,est l'une des meilleures spécialistes européennes des claquettes.
Sa formation de danseuse (classique, moderne, sportive, etc) et de cirque (équilibres) lui permet une grande liberté d'expression, un style gracieux, aérien, visuel, et puissant .
Artiste polyvalente, aussi à l'aise dans des chorégraphies classiques, virtuoses et dansées, que dans l'improvisation et le côte rythmique et musical des claquettes; elle mélange les styles et disciplines en ajoutant sa touche personnelle avec les équilibres sur les mains.
Elle se produit dans de nombreux spectacles:en solo avec ses propres numéros et chorégraphies, en duo avec des partenaires tel Grégoire Vandersmissen , avec sa troupe ParisAirTap et dans des compagnies, comme Tap Factory de Vincent Pausanias,...

Depuis 2005, elle est intégrée comme Claquettiste à l’orchestre de jazz New Orleans “LES OIGNONS” avec lequels elle a sorti les albums « After you’ve gone » (Swing Land 2009) et « These Foolish Things »(2011).
Elle a remporté deux fois la Coupe de Paris de claquettes, en solo femmes et en improvisation, a fait partie de la comédie musicale "chantons sous la pluie" à l'opéra de Wallonie.

 Elle enseigne depuis 10 ans à l’école Swingtap de Victor Cuno

 

 

Claudia Miazzo 

Elle travaille avec de nombreux chorégraphes parmi lesquels Thomas Lebrun, Jan Fabre, Philippe Jamet, Jean Gaudin, Christiane Blaise, et des compagnies comme Aterballetto. Elle crée à Paris, avec Jean Paul Padovani, la Compagnie Tango Ostinato qui développe un travail artistique à partir d'une nouvelle forme de tango : le tango contemporain.

 

Jean Paul Padovani

Il se fait connaître dans le monde de la danse en développant sa propre qualité créative d’improvisation dans le tango qui évolue entre tradition et modernité.  Avec Claudia Miazzo il dirige la Compagnie Tango Ostinato.

 

L’action résulte souvent d’un dérapage, d’une glissade, d’un pas de coté.

Conflit, duel, résistance, adaptation, illusion, médiation sont en mouvement durant 30 minutes...

Trois danseurs dans un espace confiné cherchent les solutions diplomatiques ou pas pour se supporter et vivre ensemble.

Tout part de la peur réciproque que nous avons des autres: le refus du dialogue, une poignée de mains impossible….

Peu à peu l’espace s’en trouve bousculé.

Dans leur colère, les danseurs s’accrochent aux pendillons et se balancent dans une fuite en avant.

Les décalages sont permanents entre les tentatives de médiation et les mouvements d’humeurs.

L’injustice quotidienne frôle le sadisme, et déclenche des résistances héroïques.

Seul l’accident qui met en danger les trois personnages ensembles, crée le consensus : le feu va-t-il tout détruire ?

L’adversité et l’épuisement donnent accès à une possibilité de calme et de relâchement, une possibilité de réfléchir sérieusement : une pause à défaut de trouver la paix.

La musique joue son rôle comme une sorte d’épopée en cris, en souffles et en rythmes.

Cette recherche de mouvement débute par le contact de deux danseurs. Ils apparaissent unis, parfois complices, dans un espace et un lieu qu'ils partagent mais qui ne se remplit pas de leur intimité, les sépare, les rend étrangers.

Le mur s'impose comme une barrière, s'oppose à la communication avec l'autre mais aussi avec eux mêmes. Un tel obstacle semble ne laisser aucun espoir à une relation. Ils luttent, cherchent à se rencontrer. C'est l'écoute constante et profonde d'eux mêmes qui les amènera à la révélation de l'autre. "Ensuite, nous renonçons à trembler"

Le droit d'exister,

cours, cache toi, ne dis rien,

demain notre heure viendra

 

La création 2013 explore les actions subversives de rébellion,

Quand l'être est obligé de plonger dans l'obscurité et l’anonymat pour garder sa liberté de penser. Être libre n'est pas qu'une condition physique. L’oppression mène forcement à la résistance car l’espoir ne meurt jamais.

Les périodes de difficultés font émerger des réactions insoupçonnées,

La débrouille et la solidarité font surface, la difficulté physique stimule l’ingéniosité.

On devient les créateurs de nouveaux chemins.

Les temps sont dur, les champs d'action sont limités, les priorités changent, la qualité prend le dessus sur la quantité. La clef ? Rester en mouvement, vivre l'excitation de la chasse du mauvais côté, aiguisant ses sens, alerte, agile, actif, prêt en permanence, se transformant, mutant...   

Fabio Crestale

Il a suivi une formation à Balletto di Toscana à Florence, à l'IALS à Rome et au centre de danse California à Milan. Il s'est spécialisé dans les centres internationaux de danse tels que Centre de danse Alvin Ailey, Steps à New York, Columbus à Zurich, Laban Centre à Londres et la CND de Paris. C'est un danseur indépendant qui a dansé, entre autres, pour Doppio Movimento dirigé par Valentina Benedetti, pour le Compagnie Steptext Dance Project dirigée par Helge Letonya, Little Company dirigée par Raffaele Paganini, ainsi que lors de la Biennale de Venise, sur une chorégraphie de Richard Siegal (danseur de William Forsythe), et également à l'Opéra Garnier à Paris pour le spectacle "Boléro", chorégraphié par Maurice Béjart. Il a dansé pour la compagnie "Baroque" basée à Paris, et au Stade de France dans "Aida" chorégraphié par L. Fanon. Il a aussi participé aux festivals Exister_10 et AnticorpiXL et au théatre "Out Off" à Milan. Il est lauréat de plusieurs concours de danse internationaux, dont Spoleto, Trévise, Florence, Bologne, Milan et Madrid.
Il enseigne actuellement dans les meilleurs centres de danse de Paris.

 

Christine Coudun

Née en 1961 à Auxerre, Christine Coudun a commencé la danse classique à l’âge de cinq ans en banlieue parisienne. Durant sa jeunesse puis son adolescence,  tout en continuant la danse classique elle s’ouvre à d’autres esthétiques : claquettes, flamenco, danse contemporaine et découvre avec passion  la danse africaine.

En parallèle, elle s’intéresse de plus en plus à l’histoire de la culture afro-américaine.  Elle étudie l’histoire de l’Afrique à la Sorbonne.  Dans un même temps, elle étudie les arts plastiques. Pendant ces quatre années universitaires, elle travaille comme surveillante dans plusieurs collèges de Trappes et dans l’animation pendant les vacances, une expérience humaine formatrice et enrichissante qui la met au contact de la «génération hip-hop» naissante.

D’un côté la connaissance théorique et livresque de l’Afrique, de l’autre l’engagement physique et concret dans l’Afrique des banlieues se superposent. Elle en tire une inspiration artistique, source d’une partie des réflexions préalables à la formalisation du projet B3 en 1984 et d’une matière chorégraphique qu’elle dévoilera à partir de 1990 avec sa première pièce « Contrepied » …Elle ne cessera de renouveler son répertoire et d’ouvrir le hip hop à d’autres influences musicales, chorégraphiques….

 

 

Armando Pekeno, fils de Bahia, porte dans son corps une histoire de danses ancestrales. La capoeira et le candomblé ont rythmé son enfance. Sa trajectoire d'artiste est marquée par sa manière particulière de naviguer entre ses racines et la danse contemporaine puis classique, qu'il aborde par la suite. Il est à la base d’un mouvement afro contemporain avec le professeur King dans sa ville native, Salvador. Il commence sa carrière sous la direction d' Emilia Biancardi dans l'orchestre afro-baiano et devient ensuite interprète pour des chorégraphes tels que Oscar Arraiz, Victor Navarro et Louiz Arrieta dans le prestigieux Balé Teatro Castro Alves. En parallèle à ses débuts en tant que danseur, il éprouve très vite le besoin de s'exprimer comme chorégraphe. Il est à l'origine de la première vague de compagnies de danse contemporaine à Bahia : Origens, Mantra, Africa Poesia, Cia de dança de Olodum.

Michelle Brown anglaise, formée au Laban Center for Movement and Dance, à Londres, elle poursuit une recherche autour des techniques de « release » pendant des stages à Amsterdam et New York. Elle arrive en France comme interprète pour Beau Geste en 1989, et prolonge son séjour jusqu'à aujourd'hui, travaillant avec de nombreux chorégraphes. En 1992, elle participe au ballet aérien de Philippe Découflé pour les Jeux Olympiques d'Albertville, avant de partir à la découverte du Brésil.

 

Michelle et Armando travaillent ensemble depuis 1992, ils ont créé une trentaine de chorégraphies  et ont un parcours de diffusion international : Mexique, Etats Unis, République Tchèque, Angleterre, Mali, Brésil, Togo, Bolivie...

 

Début du spectacle : 20h15. Durée : 1h35.
Lieu : Café de la danse 5, passage Louis-Philippe 75011 Paris Tél. : 01 47 00 57 59

La rencontre de l’imprévu  avec l’homme qui vient dérégler ses habitudes, déréguler son quotidien, perturber son rythme ; alors l’inquiétude l’envahit.

Lorsque l’imprévisible est susceptible de surgir à tout moment. L’homme est confronté à sa manifestation, chacun réagit de manière singulière en fonction de son aptitude ou inaptitude à l’intégrer ou à le surmonter.

l’imprévisible est au cœur de la création.

Il est moteur, mouvement, élan, dynamique. Il suscite, sollicite, ouvre sur d’autres possibles.

Il introduit le nouveau ; point de départ d’autre chose.

Le kairos désigne l’aptitude à saisir l’occasion opportune..

Le kairos est l’instant fugitif mais essentiel, le moment fugace où tout se décide…

Le kairos est l’imprévisible même.

C’est-à-dire le moment qui ne se représentera pas, du moins pas sous cette forme

 

 

 

3eme festival 360° de danse : http://www.parisinfo.com/sorties/1356724/3eme-festival-360-de-danse

"J’ai beau fermer les yeux, je le revois encore
Rien en lui n’a changé ; tout est toujours pareil :
Ses senteurs, ses couleurs empreintes de soleil,
Sa rivière qui coule telle un filet d’or,

Ses femmes martelant le linge avec vigueur,
Son église qui chante entre les cris d’enfants,
Son histoire contée par chaque paysan,
Et son fou qui dit tout ce qu’il a dans le cœur.

Voilà quel est le village de mon enfance."

« Pà’amonimm » fait référence à un jardin de Jérusalem dans lequel se retrouvent des familles de toutes les cultures et toutes les religions. Il est symbole de tolérance, de paix et de rencontres.

« Pà’amonimm » est donc la rencontre du Jazz et du Flamenco, de l’orient et l’occident, de l’homme et la femme.

Illustré par le morceau « El Mauro » de Pierre Bertrand, Sharon Sultan danse sur une inspiration de l’opéra flamenco « Madre ».

Durée : 20 min.

SHARON SULTAN : danse flamenca

Après des études classiques, Sharon Sultan s'est lancée à corps perdu dans la danse flamenca en 1993 lorsqu'elle fait partie de la troupe de l'opéra "Carmen" (chorégraphie de Cristina Hoyos) pour l'Opéra Royal de Londres.
Depuis lors, les rôles se succèdent dans : Flamenka Nueva, Barrio Flamenco, Instante Flamenco, le Trio du pianiste jazz Alfio Origlio, avec la pianiste classique Anne Le Bozec, la compagnie "Montalvo Hervieu" et le Paris Jazz Big Band.

Elle danse sur les plateaux de télévision, appelée par Camel Ouali. Elle chorégraphie aussi la « nouvelle revue des Folies Bergères », une publicité pour Shiseido et coache Valérie Lemercier et Anthony Kavanagh pour le film "Agathe Clery" d'Etienne Chatiliez. Récemment elle est de la troupe de « Zorro, Le Musical » qui se produit en France aux Folies Bergères et en tournée en Hollande. La création avec Pierre Bertrand de l’opéra « Madre » cèle définitivement une collaboration et une amitié de longue date.

Sharon possède une profondeur d'émotion, une grâce et une fluidité dans ses mouvements qui font d'elle une des plus grandes spécialistes des Soleas et Seguirias.

Art des temples du sud de l’Inde, parmi les plus anciens arts de la scène du monde, le Bharata Natyam a été codifié dans un traité datant de 2000 ans. Il est stupéfiant de constater à quel point et avec quelle précision les danses des artistes d’aujourd’hui l’illustrent encore. Après une période de déclin au 19è siècle, c’est en 1930, qu’épuré et rétabli dans toute sa puissance, cet art a pris son nom actuel de Bharata Natyam,

Cet art mêle intimement danse et théâtre, virtuosité et profondeur de l’interprétation. Les légendes et louanges aux divinités sont portées simultanément par la danse, la musique et la poésie chantée. Le langage gestuel et les jeux d’expression s’adressent à l’âme, le Bharata Natyam se savoure dans le jeu des émotions.

Art codifié, il laisse pourtant toute sa place à l’interprétation du moment et à la créativité de l’interprète. Mélange parfait de rigueur, force et séduction, patiné par les siècles mais tourné vers l’avenir, le Bharata Natyam est aujourd’hui le plus sûr ambassadeur des cultures indiennes, d’hier et d’aujourd’hui. Sa vitalité se maintient et trouve toute sa place dans la création contemporaine. Il a beaucoup à apporter en coordination corporelle, lien corps-esprit, et expression personnelle.

Sa pratique peut nourrir utilement une autre pratique de danse ou de théâtre, ouvrir l’esprit à un voyage intime.

Née en Inde  à Allahabad ,Maria-Kiran commence l’étude du Bharata Natyam dès l’âge de six ans auprès de Vidya (disciple de KMK Saroja de Madras) qui continue à la suivre comme un véritable maître traditionnel).
Très vite ses dons se révèlent et elle part en Inde chaque été pour étudier auprès des maîtres indiens : Yamini Krishnamurti puis Jamuna Krishnan, toutes deux grandes artistes célébrées en Inde. Elles lui transmettent leur propre répertoire et créent des chorégraphies nouvelles pour elle, sur des thèmes traditionnels.

Elle est consacrée comme danseuse professionnelle lors d’une cérémonie au temple de Chidambaram en 1996.

Depuis, elle danse

- en Inde( NewDelhi,Bombay, Madras,…)

- en France( Théâtre de la Ville/paris,Musée des Arts Asiatiques de Paris Guimet et Nice, Scènes Nationales : Tarbes, Grasse, St Raphaël…,

-Espagne, Italie, Tunisie, Turquie, Syrie…..

Elle enseigne à son tour depuis quelques années, en master classes.
Jeune femme d’aujourd’hui, elle veut faire évoluer son art, tout en respectant la tradition la plus pure. Elle donne donc des récitals traditionnels où elle glisse aussi ses propres chorégraphies sur des thèmes et dans le style classique.
Grâce à sa profonde et subtile connaissance des canons anciens, elle sait trouver l’osmose nécessaire.

Cette création de François Lamargot entraîne cinq interprètes dans une danse des éléments de la nature. La chorégraphie mêle habilement l'énergie originelle de la danse hip-hop à une quête quasi-mystique. Le savoir-faire des danseurs est valorisé par une écriture qui privilégie l'interaction entre eux.

Chorégraphe :François Lamargot

Durée : 30 min.

La XXe Tribu est née dans le 20ème arrondissement de Paris en 2006, et s'avère forte de danseurs au background solide. François Lamargot a travaillé avec des chorégraphes comme George Momboye, Blanca Li ou encore Antony Egea.

Partenariat d'art vivant de la fête de la danse à Paris intra-muros.

Studio Chandon - partenariat de Soutien d'accompagnement à la création artistique , salle de répétition , met en place des actions artistiques tous les 1er dimanche de chaque mois. Coordonnée par Jean-François Lefort.

Micadanse est notre partenaire de soutien. Micadanse est une association pour le développement de la danse.

Pièce autour du thème du temps, sur le fait que même si le temps d'une vie se déroule au fil des années, selon un parcours chronologique qui se calcule mathématiquement, en fait, dans la réalité, le temps vécu est bien autre chose, il se rallonge ou se contracte, se gonfle ou se rétrécit au gré de valeurs, de poids et d'émotions qui en modifient extrêmement la densité.

Misuzu Pavasovic,  danseuse, chorégraphe, elle crée sa compagnie "Vent en poupe" et se lance depuis 1996 dans des créations. Obtient en 1997 à Tokio après sa création "Rare" une bourse du gouvernement français. En 2001 - " Oto-Ato " au Necc de Maisons-Alfort réalisation de la vidéo " Un après-midi ", présentée à la Cinémathèque Française de Paris, 2002 "les yeux du poisson " au festival Nous n'irons pas à Avignon....

Ensemble, Sellou et Thomas décident de puiser dans la tradition pour créer un "duo-afro", où la danse, les chants et les percussions flirtent avec la comédie...

Nadège Sordet dit "Sellou" se forme aux danses traditionnelles ivoiriennes dès son plus jeune âge puis aux danses traditionnelles mandingues avant d'appréhender la danse contemporaine et l'afro-jazz. Elle intègre le Ballet National en tant que soliste (elle y danse les masques gouros Flali et Zaouli) et devient chorégraphe sur les tournées européennes de 1998 à 2000. Depuis, elle enseigne son art dans différents conservatoires de musique et écoles de danses tout en menant une carrière de danseuse au sein de plusieurs compagnies telles que "La calebasse" de Merlin Nyakam, "Won tan Nara" et la "Cie Momboye" dont elle est l'assistante-chorégraphe. Sa gestuelle élégante, son énergie et son sens de l'interprétation lui donnent une présence exceptionnelle sur scène et des rôles toujours pétillants...

Thomas Guei, maître percussionniste, chorégraphe et acteur, a été formé à l'école de danse et d'échange culturel (EDEC) à Abidjan en Cote d'Ivoire. Depuis son Brevet de Technicien Artistique, il enseigne la percussion au sein de l'EDEC et dans des écoles internationales, tels que le Lycée français et le Lycée américain a Abidjan. Il monte des chorégraphies et est invité à animer des stages de percussions et de danse en Europe. Entré à l'EDEC à l'age de sept ans, il a effectué avec la compagnie de l'école, les Guirivoires de Rose-Marie GUIRAUD, plusieurs tournées dans le monde entier : en Afrique, Europe, Amérique et Asie. Il devient chef percussionniste de la Compagnie des GUIRIVOIRES. Il devient batteur-marqueur de diverses compagnies, telles que celle de Georges MOMBOYE, Merlin NYAKAM, Serge DUPONT-TSAKAP., enregistre pour des artistes tels que Tiken Jah FAKOLY ou MEIWAY et participe à la musique originale du film Bronx-Berbès d'Elian DE LA TOUR. Aujourd'hui, soliste de la Cie Georges MOMBOYE, directeur musical du groupe SOUNAN, il participe à diverses créations musicales telles que pour le ballet Clair de Lune ou encore le conte musical et dansé de Serge HOUNOUAYENOU, WEZOUN. Né en 1978 à Abobo, d'une famille de musiciens et de danseurs traditionnels, Thomas a joué de son premier instrument, le gloé, à l'age de quatre ans, accompagnant son père, qui lui, était danseur traditionnel. Apprenant les rythmes traditionnels de son groupe ethnique, les Gueré, ainsi que ceux d'autres groupes ethniques Ivoiriens et Africains Thomas a appris à jouer tout un assortiment d'instruments de percussion, tels que : le gloé, le tamanois, le djembé, le dounouba, le balafon, le bolon, l'attoungblan, etc. Ses instruments préférés sont le tamanois et le djembé, instruments de musique de l'Afrique des fiers guerriers dans les savanes ancestrales.

Le djembé se joue seul ou dans le style tamanois de son village natal de Man. Ce style de musique se joue sur deux, trois ou quatre petits tambours attachés ensemble par de lanières sur les côtés du djembé. Bien que profondément ancré dans la tradition Africaine, Thomas est aussi le résultat de l'ère actuelle moderne et mondialisée. Sa créativité évolutive, se base sur toutes les expériences vécus. En l'an 2000, il a été invité par l'Ecole Nationale de Musique et de Danse d'Evry (ENMD) pour animer deux stages ainsi que pour présenter deux créations. A l'occasion de ce séjour en France, il travaillait avec plusieurs compagnies à Paris, dans la banlieue parisienne et en Provence : Ivoire Dance Compagnie Shango d'Erol Josue (d'Haiti), Groupe MétisSons de Viviana Amodeo and Kossua Ghiamphy, Nassa Compagnie de Kassia. Toutes les expériences ont été pour lui l'objet d'un riche échange culturel de styles. Dans la continuité du professionnalisme, Thomas accompagne à la percussion de nombreux artistes-chanteurs dans les studios d'enregistrement et aussi dans les concerts, tels que Kajeem, Petit Yodé et l'Enfant Siro, Espoir 2000, Bomou Mamadou, Abraham Mussa, Petit Denis, etc. En 1999, Thomas a été acteur dans le filme Bronx-Barbés, réalisé par Eliane de Latour, aussi bien que co-auteur de la musique originale du film (enregistrement à Paris). Ce film a eu mention spéciale du Jury au Festival de Locarno 2000. Faire des spectacles, diriger des artistes et des groupes d'artistes, et enseigner des étudiants sont des moyens pour Thomas de communiquer et de faire partager son savoir. Il croit fermement en l'importance d'enseigner la percussion dans les établissements scolaires, universitaires, et dans les centres d'arts et d'actions culturelles à travers le monde, afin que le métissage des cultures continuent de se faire.

Cristobal Colon, 1er et 2ème voyages......
Après le grand succès de son 1er voyage, Cristobal Colon entame sa 2ème expédition. Le 25 septembre 1493, accompagné de marins, aventuriers et nobles qui tous révaient d'or et de conquêtes il revient à la Hispañola, où l'attend une grande contrariété. Le fort incendié de la Navidad est en ruine, le sol est jonché de cadavres et les indígènes qui en d'autres temps étaient amicaux, ne cachent plus leur hostilité en vers Cristobal Colon et ses hommes. Que s'est-il passé ? Désespéré, Colón décide de s'éloigner en longeant la côte. Il fonde Isabela, la première cité du « Nuevo Mundo » qui une fois investie donne de bonnes récoltes. Il entame alors à nouveau la conquête d'autres territoires.

Dervish In Progress, un véritable moment de grâce puissante et de vertigineuse beauté ! Il tourne, tourne. à la recherche de soi, de la progression de son âme, de la vérité cachée... Il tourbillonne pour s'enivrer de Dieu, communier avec l'univers et se laisser submerger par cette indescriptible ivresse qu'engendre la danse.
Laquelle nourrie de spiritualité va transcender les peurs, la confusion et la souffrance pour mener à l'exultation et l'extase dans la tradition des derviches tourneurs.

Le Café de la Danse est une salle de dimension humaine (499 places dont 250 assises) dont le caractère modulable offre une grande flexibilité technique et artistique. Situé en plein cœur du quartier de la Bastille, le Café de la Danse constitue un lieu de rencontre culturelle et musicale.

Le Café de la Danse relève d’un fonctionnement privé depuis près de 18 ans et a su étendre ses activités de lieu de diffusion à de nombreux pans de l’industrie musicale. Toujours soucieux de soutenir ce milieu, le Café de la Danse est désormais un lieu d’accueil et de programmation de spectacles ; il a également développé une activité d’éditeur phonographique, de tourneur / producteur et de manager.

Ouverture artistique, diffusion culturelle, proximité avec le public sont les valeurs que le Café de la Danse tente de défendre depuis sa création et pour lesquelles son équipe se mobilise tout au long de l’année.

Au programme : deux chorégraphies de danse contemporaine, du Hip hop et du tango argentin.
Les deux priorités avouées de cette programmation se sont exprimées par l'authenticité des émotions, des styles
et la diversité culturelle chorégraphique.
Tout d'abord, un rêve conté par la compagnie "poème d'un jour", une plongée dans l'univers imaginaire et rocambolesque de l'enfance,
Puis la XXème tribu, ses confrontations, ses démonstrations les plus physiques, l'instinct à l'état brut, le geste pur et spectaculaire dans
les techniques les plus audacieuses du Hip Hop, naviguant sur des thèmes musicaux aux effets dramatiques dignes des films à grand spectacle.
La troisième chorégraphie, de Andrea et Sebastian Missé a décidé d'emmener sans délai l'ensemble de la salle dans les faubourgs de Buenos Aires,
avec les plus purs et le plus authentiques variantes du Tango Argentin sur l'histoire d'une rencontre aux allures romantiques.
Enfin, le public allant de surprise en surprise est resté stupéfait devant Alexandre de la Caffinière, présentant un esthétisme des plus
athlétiques et développant autour d'une barre fixe des mouvements les plus aériens avec un sentiment d'apesanteur.

Au programme : deux chorégraphies de danse contemporaine, de la danse orientale et du flamenco. Tout d'abord, "Cristobàl Colòn" une épopée racontée par la compagnie "poème d'un jour", avec le premier voyage de Christophe Colomb ou les incertitudes, les doutes et la rencontre de deux mondes. Puis Nawal Raad, accompagnée du percussionniste Youssef Hbeich, a enlevé le public et dans le temps, et dans l'espace vers un orient intemporel et plein de poésie. La troisième chorégraphie, d'une romance dramatique et passionnée a été interprétée par Manuel Gutierrez et Marjorie Ascione, accompagnés du soliste José Cortes. "Callejòn sin salida" n'a pas démenti la tradition flamenco de l'amour et du drame. Lolie et Naruto, accompagnés de leurs musiciens Nicola Derolin et Nidal ont offert au public une confrontation de deux mondes entre la danse orientale et le hip-hop. Une magie, qui a opéré dans une progression harmonieuse et complémentaire. Enfin, Nina Dipla, dans un tourbillon nerveux a littéralement contaminé la salle d'une tempête émotionnelle sans issue, l'emmenant au bord du gouffre intérieur des tourments de l'âme et des questions. Une troisième édition ? Oui ! Les organisateurs du Centre Artdanse y songent sérieusement, et pensent déjà aux possibilités de la prochaine programmation. Les membres du centre Artdanse remercient la Mairie du XVème, Philippe Goujon et Ghislène Fonlladosa pour leur soutien dans ce projet ainsi que LCL.

Eva et Gilles Alonzo, Directeurs Artistiques

Le 24 juin 2011, a eu lieu la 3ème édition du Festival 360° de danse dont l’esprit est le partage ; celui des cultures, des genres et des émotions.

Le spectacle a commencé avec la Compagnie « Poème d’un jour » inspirée par le journal de bord de Christophe Colomb « 1er et 2ème voyages ».
Chorégraphié par Eva ALONZO, et interprété par : Carlos Sanchez, Stanislas Siwiorek et Eva Alonzo.

Deux échelles de chanvre accrochées à huit mètres du sol, l'univers contemporain et baroque à la fois, le mouvement des vagues,
le voyage et la découverte.

La seconde chorégraphie, de Mizusu Pavasovic intitulée « Pour un Instant » et dansé par elle-même a emmené le public dans une émotion à l'état pur. Un style sobre, touchant, évoquant la fragilité, sans artifice ; une voix, une partition, un sac, des talons et Piazzola pour nous surprendre.

Pour la 3ème partie du spectacle, avec le  solo « dervish in progress », c'est à la fois le mysticisme, l'étourdissement absolu, au bord de l'hypnose avec Ziya Azazi, chorégraphe et danseur dervich. Un véritable moment de grâce puissante et de vertigineuse beauté ! Le public ne s'y est pas trompé avec une standing ovation à l'issue de 23 minutes de tourbillon enivrant.

La soirée s'est terminée avec la Compagnie « Setho» et le « voyage de Sellou ». De la joie, de la fraîcheur, du rythme, du rire au bord de la comédie. Sellou et Thomas ont décidé de puiser dans la tradition pour créer un "duo-afro", où la danse afro-contemporaine, les chants et les percussions flirtent avec la comédie...

Début du spectacle : 20h15. Durée : 1h30.

Ziya Azazi, Né en 1969 à Antioche (Turquie), Ziya Azazi finit ses études d’ingénieur à Istanbul où il découvre le monde de la gymnastique acrobatique et de la danse. A partir de 1990 il commence ses premiers travaux chorégraphiques au Théâtre d’Etat d’Istanbul.
En 1994 il s’installe à Vienne en Autriche et participe à de multiples festivals en travaillant avec différentes compagnies. Il obtient en 1999 une bourse européenne de (DanceWEB), lors du festival de danse Sommertanzwochen de Vienne avec une mention du jury l’honorant comme le danseur le plus remarquable de l’année pour sa performance en solo Unterwegs Tabula Rasa.
Entre 2000 et 2002 Ziya Azazi est engagé par l’Opéra de Vienne, par le Theaterhaus de Stuttgart et par le Grand Théatre de Genève.
Ziya Azazi tourne depuis dans le monde entier, en Asie, aux Etats-Unis, en Amérique latine comme au Maghreb et au Proche-Orient. Il a collaboré avec des danseurs et chorégraphes renommés comme Jan Fabre, Cem Ertekin Aydin Teker, Sebastian Prantl, Philippe Arlaud, Anne-Marie Gros, Ismael Ivo, Marcia Haydée, Yoshi Oida, Thierry Smits...
Depuis dix ans il se consacre à la danse traditionnelle soufie et a créé plusieurs oeuvres en solo en s’inspirant de cette danse rituelle comme Dervish in Progress ou ‘Azab recherchant une synthèse avec la danse contemporaine.

Éva Alonzo
Chorégraphe et danseuse
Après une maîtrise des Sciences techniques des activités physiques et sportives à Nanterre Paris X, elle suit une formation de danseuse aux RIDC - école Rencontre Internationale de Danse Contemporaine - Paris 18e, alors dirigée par Françoise et Dominique Dupuy. Après avoir été formée aux côtés de Dominique Dupuy, Hervé Diasnas et de la Cie AnneTeresa de Keersmaeker, figure majeure de la danse contemporaine belge et mondiale, Éva se lance dans des créations plus personnelles. En 1992, elle crée sa propre compagnie Poème d'un jour. Éva produit plusieurs solis, État d'âmes pour la biennale Val de Marne en 1992, Horizon, A ti, Cordes …. Pédagogue et formatrice au certificat de la méthode "Pilates", Éva donne également des cours en danse contemporaine (DE en danse contemporaine) au cœur du XVe.